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Syndicat National des Ecoles |
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Confédération Syndicale de l'Education Nationale |
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Jean-Claude HALTER
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Paris, le 4 février 2008 |
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| à | à Monsieur Nicolas SARKOZY Président de la Républiquee Palais de l’Elysée PARIS |
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Monsieur le Président de la République, Au nom du Syndicat National des Ecoles, SNE/CSEN, je tenais à vous faire part de notre étonnement par rapport aux références faites aux instituteurs dans votre discours au Latran le 20 décembre 2007, et de notre stupéfaction quant à la teneur des propos. Je ne crois pas que beaucoup de villes ou de villages manquent de victimes sacrifiées appartenant au corps enseignant. Je ne crois pas que beaucoup de villes ou de villages manquent d’histoire et de familles témoignant de l’engagement du corps enseignant dans la protection des persécutés. Je ne crois pas que beaucoup de villes ou de villages puissent oublier, nier ou rougir du rôle du corps enseignant auprès des enfants dans une des phases les plus troublées de l’Histoire. Et puisqu’il est question de périodes douloureuses, les camouflets de tous ordres et les sombres nuances d’horizon pour les instituteurs, aujourd’hui professeurs des écoles, ne sont-ils pas suffisants sans un jet de pierre supplémentaire que nous avons, Monsieur le Président, le plus grand mal à comprendre ? Notre esprit laïque s’interroge à ce sujet autant que notre sens du devoir, dictant, par la même, que cette laïcité doit rester vierge de toute atteinte et de tout adjectif. Le charisme de l’engagement trouvera sans doute dans les mépris actuels qui nourrissent un si profond malaise, l’occasion de garder la tête le plus souvent hors de l’eau. Qui se risquerait d’ailleurs aujourd’hui dans une carrière du Premier degré sans quelque chose de supérieur à la simple visée d’une activité alimentaire ? Quant à la vocation, j’ose caresser l’espoir qu’une plus proche connaissance des acteurs du quotidien, aurait valu plus de reconnaissance des responsabilités prises par chacun d’entre nous. La technocratisation à marche forcée de notre métier, ces dernières années, n’a pas eu raison des vocations; sans doute parce qu’elles sont aujourd’hui un des derniers remparts contre les tempêtes infligées, et le gage du meilleur de ce qui se fait encore et de ce qui ne manquera de se faire lorsque les défenseurs de l’école, donc de la transmission des savoirs et des valeurs, auront suffisamment avancé dans leur combat pour travailler dans la dignité, la responsabilité et l’efficacité. Dans l’espoir de votre attention, je vous assure, Monsieur le Président de la République, de mon entier dévouement à l’Ecole publique et laïque. Jean-Claude HALTER |