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RETRAITE : UN AVENIR INQUIETANT

De douloureuses nouvelles dispositions sont certainement à prévoir…On ne doit plus parler de vigilance mais de prévision pour l’ACTION.

Remis au Premier ministre le 11 janvier dernier, le 4ème rapport du Conseil d’orientation des retraites (COR) qui a pour titre « Retraites : questions et orientations pour 2008 », brosse sur quelques deux cents pages un tableau assez sombre sur l’avenir des pensions si rien n’est fait.

Partant du constat que les comptes des régimes de retraite sont plus dégradés que prévu , le COR préconise des mesures encore plus drastiques que celle de 2003 pour rendre le système pérenne sur le long terme et structure ses propositions autour d’une idée-force : travailler plus longtemps.

Même si ce rapport est pour l’instant provisoire, il y a fort à parier que la version définitive reprendra à peu de choses près la philosophie générale du texte qui prône un allongement de la durée de cotisation et sa suite logique, un relèvement de l’âge de la retraite.
Concernant plus spécialement notre profession, on peut craindre, dans l’optique maintes fois évoquée dans le rapport d’uniformiser les régimes par souci d’équité, outre une remise en cause du droit de partir à 55 ans, une décote moins progressive qu’aujourd’hui, des pensions non plus calculées sur les 6 derniers mois de traitement mais sur les X dernières années ( 25 dernières dans le privé) ou bien encore l’abrogation de la disposition permettant aux fonctionnaires parents de 3 enfants et plus et ayant 15 ans de services de partir avec une pension à jouissance immédiate.
Ce rapport qui, dans sa version définitive, servira de base de discussions lors des tables rondes qui se tiendront sur le sujet en 2008, montre ainsi les limites du système actuel qui, malgré la réforme de 2003, ne parvient pas à équilibrer les comptes des différents régimes.

Le rapport inquiétant ne doit pas faire oublier qu’il y a des possibilités d’actions et de propositions dans ce domaine délicat qui est loin d’être saturé par les données économiques qui seront appréciées par chacun selon ses compétences mais au contraire ouvert par les questions qu’ils posent et les problèmes qu’ils laissent entrevoir.

Le SNE prône une réflexion sur la prise en compte de la pénibilité du travail et sur la possibilité de remettre à l’ordre du jour la « deuxième carrière » pour les personnels volontaires qui pourront alors achever leur temps actif dans des situations moins stressantes et exigeantes que la classe au quotidien. Il demande aussi que des groupes de travail soient mis en place pour repenser les indices de fin de carrière et une plus juste chance de tous les personnels d’accéder à la Hors Classe par le biais de critères objectifs mieux définis que par seule note d’inspection.

Si le souci d’équité entre les différents régimes est légitime, cette équité passe par la nécessaire prise en compte de divers paramètres comme la pénibilité du travail, la plus faible rémunération des agents du public, à diplôme égal, par rapport aux employés du privé ou bien encore le profil de carrière limité des fonctionnaires. Ces deux dernières données sont particulièrement importantes pour le calcul de la pension puisqu’elles influent directement sur son montant. C’est pourquoi le SNE dénoncera toute idée d’uniformisation des régimes de retraite qui n’aboutirait, si la réflexion se limite à un strict état des lieux, qu’à une dégradation du montant des pensions, pensions déjà largement amputées depuis 2003.

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