Communiqué du SNE
01/10/2007
Le SNE-CSEN a pris acte
de la décision de Xavier DARCOS, sans aucune concertation préalable
avec les professionnels, de supprimer la classe du samedi matin pour tous
les écoliers du primaire. Uniformiser le
rythme de toutes les écoles, à savoir la semaine de 4 jours,
avec les mêmes dates de vacances nous semble être une bonne
décision pour tous les personnels.
Cependant, le "flou" et les réactions qui accompagnent
cette mesure, entre autre la forme du report ou non report des heures
ou bien la "garderie" du samedi matin organisée par les
municipalités..., montrent que cette décision a été
prise dans la précipitation.
Une décision plus guidée par la démagogie que par
la recherche d'une meilleure efficacité de l'institution scolaire.
Pour le SNE-CSEN, cette réduction de 2
heures de cours par semaine pour les élèves est en contradiction
flagrante avec l'accroissement des prescriptions du début de l'année,
EPS, Langues Vivantes et Culture.
Le ministère prend seul la responsabilité de cette diminution
du temps de travail des élèves, sans étude préalable,
au risque de ne pas voir baisser l'échec à l'école
et de déstabiliser les élèves fragiles.
Le SNE-CSEN demande qu'aucune augmentation du
nombre des tâches et des missions (évaluations, bilans, projets,
réunions diverses) ne soit imposée aux professeurs et aux
directeurs à cause de la nouvelle utilisation des 25ème
et 26ème heures retirées aux élèves.
Le SNE-CSEN demande de toute urgence la refondation totale de notre système
scolaire, rythmes et programmes où disparaîtrait le saupoudrage
actuel pour faire place à l'essentiel, comme promis dans "la
lettre aux éducateurs".
Le SNE-CSEN exprimera les inquiétudes des professeurs des écoles lors de la prochaine audience au ministère et indiquera les éléments de nature à protéger la crédibilité des personnels et leurs conditions de travail.
Paris le 1er octobre 2007