Education, politique et émotion
Quelles que soient les circonstances, le SNE n’admet pas la politique de l’émotion et du lyrisme pour instrumentaliser l’école. La déclaration faite au CRIF pour que des enfants de CM2 se voient confier la mémoire d’un des 11000 enfants français victimes de la Shoah entre dans ce cadre.
Le SNE réaffirme sa conviction
que l’école doit rester à l’abri des passions
excessives, qu’elle doit savoir garder recul, distance et réflexion.
Des évènements comme la Shoah méritent mieux et davantage
qu’une injonction, fût-elle présidentielle, qui suscite
par ailleurs bon nombre de réserves tant sur le fond, la forme
que sur ses implications.
Le SNE ne peut tolérer une école hors de
son cadre et de ses missions qui pourrait verser dans la manipulation.
Paris, le 15 février 2008