Une délégation du SNE, composée
de Joëlle Houziaux, Jean-Claude Halter, Jean-Marc Devôge et
Philippe Char-bonnel a été reçue en audience au cabinet
du ministre par Rolland Jouve, conseiller du ministre.
Après avoir reçu les Confédérations et Fédérations,
Xavier DARCOS recevra individuellement les syndicats du premier et du
second degré. Il nous a été confirmé que le
SNE sera reçu par le Ministre avant les congés d’été.
Cependant, certains points nous paraissant essentiels et urgents, il fallait
des réponses ou des confirmations immédiates, que nous avons
obtenues lors de cette audience auprès du cabinet du Ministre.
EVS-AVS : Les personnels concernés ainsi que les ensei-gnants peuvent être raisonnablement optimistes quant à la reconduction du dispositif d’une part et à la possibilité pour les personnes de redéposer leur candidature. La décision doit être prise avant les congés d’été, les contrats se ter-minant pour la plupart le 30 juin.
EPEP : Le SNE se déclare
à nouveau pour la création d’Etablissements Publics
du Premier Degré dirigés par des personnels de l’Education
Nationale et avec un CA à majorité Education Nationale condition
sine qua none. Un tel changement réclame de la maturation donc
du temps. Selon M. Jouve il faut avancer dans la direction des EPEP de
façon progressive. Le SNE rappelle à cette occasion que
le spectre des entrées catastrophiques des dernières négociations
doit être évité et qu’une approche unique des
EPEP peut s’avérer dangereuse et cause d’échec.
Il n’empêche que le décret, repoussé par toutes
les parties en début d’année, a été
approuvé en Conseil d’Etat et peut être appliqué
à tout moment. Il signifie le privilège de quelques écoles
de 15 classes ou plus, un CA majoritairement tenu par les collectivités
locales, une ex-périmentation synonyme d’écoles à
potentialités variables et un arbitraire dommageable dans des choix
qui impli-quent l’avenir. Le SNE s’y opposera comme par le
passé et prône la concertation et la communication pour avancer
dans une bonne direction.
Pour les Directeurs, leur sort est lié à celui des EPEP
et sera traité en second.
Stages filés PE2 : Le SNE rappelle sa position favorable sur le principe puisque c’est notre organisation qui en avait fait la proposition au ministre de l'époque, François Fillon, lors de l'élaboration de la loi d’orientation. Malheureuse-ment, cette bonne idée a été dénaturée par l’administration de Gilles de Robien qui a profité de cette aubaine pour étendre le système étudié pour les écoles de 4 classes à celles du groupe III (5 à 9 classes) de façon plus ou moins systématique selon les départements. Le SNE demande que l’on revienne au "vrai" quart de dé-charge accordé aux directeurs des écoles du groupe III. Par ailleurs, il faut bien considérer que les directeurs n’ont pas dans leurs missions de jouer les conseillers pédagogi-ques auprès des stagiaires PE2. À chacun ses responsabilités : les IUFM doivent assumer les leurs. En outre, nous avons rappelé que le PE2 devait continuer à enseigner dans la continuité de ce qui se fait dans la classe et non sur un projet spécifique qui lui serait imposé par l’IUFM.
Revenus : Les questions
relatives aux salaires, aux retraites et aux conditions d’exercice
des métiers seront traitées dans le cadre des discussions
sur la "redéfinition des métiers de l’enseignement"
et des solutions à apporter aux débuts et fins de carrières.
Le SNE revendique une revalorisation générale des salaires
pour compenser les pertes de pouvoir d’achat cumulées depuis
1982.
Le SNE milite également pour une reconnaissance, en premier lieu
salariale, des fonctions et des métiers spécifiques de l’éducation.
Le SNE rappelle ses demandes concernant la Hors Classe, en particulier
d’atteindre très rapidement les 15% du contingent de PE au
lieu des 2% actuels.
Parents : Le SNE rappelle
les difficultés occasionnées par le décret de juillet
2006 et martèle son opposition absolue à l’intrusion
des parents dans tous les contenus pédagogiques de l’école,
en particulier dans l’élaboration du projet d’école.
Le SNE revendique la contractualisation et donc la responsabilisation
des parents dans les mesures concernant leurs enfants (ex : les PPRE).
Les décisions dans ce domaine doivent être éclairées
par des témoignages du terrain sous peine de voir les excès
s’étendre et perdurer en même temps qu’un malentendu
préjudiciable à tous.
Une remarque est faite sur la faible représentativité des
2 fédérations de parents d’élèves qui
obtiennent 40% des voix des 40% d’électeurs soit 16% du total
des voix possibles.
M. Rolland Jouve a réaffirmé
la représentativité de la CSEN, donc du SNE, et par la même,
confirmé sa participation à toutes les négociations
et tous les groupes de travail à venir.
Un Compte-rendu sera publié et mis en ligne en chaque occasion.