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Audience à l’Elysée

 

La CSEN a été reçue à l’Elysée le mardi 11 septembre. Nous avons présenté les orientations et les idées fortes de la Confédération.

Pour le 1er degré, Jean-Claude HALTER a présenté les positions du SNE votées lors du congrès de mai 2007. Il a particulièrement insisté sur le statut de directeur d’école et sur notre opposition à la mise en place des EPEP, comme ils sont prévus dans la loi FILLON.

Avant de poser la question “travailler plus pour gagner plus ?” à laquelle il n’a d’ailleurs pas eu de réponse pour les enseignants du 1er degré, il a rappelé qu’en 20 ans les enseignants ont perdu plus de 20% de pouvoir d’achat !

Jean-Claude Halter a précisé que pour le SNE les conclusions du rapport du HCE étaient malheureusement prévisibles. Il a martelé que si l’on veut sortir l’Ecole de l’ornière dans laquelle elle se trouve, il faudrait de la part de nos gouvernants, suffisamment de courage, pour refuser les dogmes et le pédagogisme, imposés par certains, et revenir à l’essentiel c'est-à-dire la transmissions des savoirs pour que les élèves qui nous sont confiés sachent lire, écrire, compter et calculer en entrant au Collège.

Sur quelle plage horaire sera pris l’heure d’EPS supplémentaire ? La réponse a été : “le Président l’a annoncé lors de sa campagne électorale donc ce sera ajouté au programme !”

Et l’histoire de l’art ? Même réponse que précédemment ! Cela a cependant permis de mettre l’accent sur le fait que nos dirigeants ne connaissent pas ou peu tout ce qui se fait dans le 1er degré. Qui n’a pas fait dessiner ou peindre ses élèves à la manière de... ?
J-C Halter a aussi rappelé que de toutes les Fédérations et Confédérations représentatives, seule la CSEN n’est pas subventionnée par l’Etat ! (Financement des organisations syndicales)

L’audience s’est terminée par une courte appréciation sur la “Lettre aux éducateurs”.
Bel exercice de style, mais entre l’application de ces nobles idées et la réalité du quotidien des enseignants, il y a un gigantesque pas à franchir !
Et, les bottes de sept lieues n’existent que dans les contes...

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