DIRECTION D’ECOLE
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La réunion était présidée
par M.DEBBASH, directeur de la DESCO assisté par des membres du
ministère.
Etaient présents :
2 Inspecteurs Généraux, 1 IA, 2 IEN ; 1 directeur du
13 et 1 du 95, la FSU, le SGEN-CFDT, SNUDI-FO, SUD–Education, SDEN-CGT.
Le SNE-CSEN était représenté par Jean-Marc DEVOGE
et Vincent GAVARD.
Au nom de l’intersyndicale FSU-CFDT-FO le SNUIPP-FSU s’est
dit prêt à discuter si les menaces de sanctions financières
concernant les directeurs qui poursuivent la grève administrative
étaient levées. M. DEBBASH a répondu qu’il
en ferait part au ministre. Le SNUIPP-FSU, le SNUDI-FO et le SGEN-CFDT
ont alors quitté la réunion.
SUD-Education s’est dit hostile aux EPEP ainsi qu’au statut
d’emploi et a quitté également la réunion.
Le SDEN-CGT, regrettant l’absence d’élus locaux et
de parents d’élèves élus, a quitté le
groupe de travail.
Le SE-UNSA, solidaires des autres organisations contre les sanctions,
participera cependant à cette réunion.
Suite à l’intervention du SE-UNSA, M.DEBBASH a
rappelé que le ministère sera, en fin de compte, le seul rédacteur
du décret et que cette expérimentation des EPEP demandée
par les députés, s’inscrit dans le cadre de la loi du 13
juillet 2004, avec d’ailleurs beaucoup de retard.
Il a indiqué que le ministère souhaite aller assez vite sur cette
question : 2 autres réunions sont prévues d’ici fin
janvier. Le décret sera examiné en Commission Spécialisée
et en CSE rapidement dans le but d’être appliqué dès
la rentrée 2007.
Des consultations d’élus et de parents auront lieu mais ils ne
participeront pas forcément aux deux autres réunions. Le ministère
rappelle que l’AMF (Association des Maires de France) n’est pas
favorable aux EPEP.
M. DEBBASH propose d’examiner le projet de décret article par article
et que chacun s’exprime sur le sujet.
Le SNE était venu à cette réunion avec de nombreuses questions,
il n’a malheureusement réussi à avoir des réponses,
parfois évasives, que sur quelques points :
(art. :2) Conséquences du refus d’une ou plusieurs écoles
de faire partie d’un EPEP ? Possibilité des fusions d’écoles
en EPEP ? Qu’adviendra-t-il au bout des 5 ans d’expérimentation ?
Le ministère répond que l’IA, décisionnaire, tiendra
vraisemblablement compte de l’avis des écoles et qu’il serait
difficile de passer en force. Concernant la fusion d’écoles, elle
resterait possible et de la responsabilité des élus locaux. Au
bout des 5 ans l’expérimentation, pourrait être éventuellement
renouvelée.
Les compétences transférées (études, cantines, accueil
pré et post scolaire…), seront décidées par les communes.
(art. :6) en ce qui concerne la composition du Conseil d’Administration, le
SNE-CSEN a exprimé son souhait de voir augmenter le nombre de membres
du Conseil d’Administration de l’EPEP et de voir opéré
un rééquilibrage de la représentation (parité entre
élus et enseignants) Si le ministère accepte d’augmenter
le nombre de représentants pour que chaque commune soit représentée,
il indique que les représentants des municipalités n’accepteront
pas d’être moins de 50%, ils attendent d’être majoritaires
au CA.
(art. 7) Le SNE-CSEN a fait également remarquer qu’il n’est
pas prévu de suppléants. Il a demandé aussi que le vice-président
de l’EPEP soit un enseignant si le président est un élu
et vice-versa Pour les art.10 et 12 le SNE-CSEN a fait remarquer que des réunions
supplémentaires seront demandées aux différents acteurs
de l’EPEP. Ces heures seront-elles rémunérées ?
et par qui ?
Le ministère répond que ceci est envisageable.
A la demande du SNE que ce soit le Président de l’EPEP qui le représente
en justice, plutôt que le directeur, le ministère répond
qu’il s’agit d’un problème juridique et qu’il
est normal que ce soit le directeur.
Le ministère, en conclusion, a bien insisté sur le caractère
expérimental de ces EPEP qui concerneraient surtout des inter-communalités.
Ils seraient en nombre limité (85), et ne seraient pas, en principe,
généralisés.
M DEBBASH lève la séance à 16h45 et précise que
nous ne sommes pas là pour réécrire le projet !!!
(sans commentaire)
Signalons en résumé les principaux articles de ce projet de décret :
Avis du SNE-CSEN
75 minutes d’audience.
Sabotage en règle par abandon des autres organisations.
Ce que par abus de langage nous appellerons « le
groupe de travail » qui devait entamer le processus vers un fonctionnement
renouvelé des écoles a tourné à la pantalonnade.
Tous les travaux entamés auparavant n’avaient-ils pour but que
la présentation de ce décret, dévoiement consternant du
concept d’établissement public du premier degré et municipalisation
criante aux conséquences graves pour l’école ? On pourrait
le croire si on se fie au déroulement des réunions. Le SNE, conformément
aux mandats qui lui sont confiés, continuera à participer aux
réunions proposées mais demande que les bases des discussions
soient repensées à partir de l’intérêt des
enfants, de l’école et de ses personnels. En aucun cas le SNE ne
peut cautionner un décret fondé sur des bases étrangères
à ses conceptions de l’évolution de l’école
vers plus d’autonomie, de responsabilités et d’efficacité
et il demande l’abandon de ce projet.
Le SNE ne saurait tolérer davantage le galvaudage et le mépris
des indispensables travaux à effectuer pour que de vraies négociations
voient le jour.
Le SNE souhaite un rappel à l’ordre de tous les responsables pour
la mise en place de véritables groupes de réflexion.
Le Projet de décret relatif à l'expérimentation des établissements publics d'enseignement primaire au format PDF.