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syndicat national des écoles

Directeurs d'écoles

CE QUE L’ON DOIT FAIRE . . . . . . . ET NE PLUS FAIRE !

Les directeurs ne peuvent plus faire connaître leur désaccord que par des actions s’inscrivant dans le temps et la légalité (en effet le ministère a plusieurs fois brandi la menace de sanctions envers les grévistes). Il faut ramener l’activité des Directeurs au strict domaine prévu par le décret de 1989 et montrer ainsi que le reste - souvent fait à tort - n’est pas obligatoire et peut donc ne pas être réalisé.

Une ligne de conduite générale consisterait à faire le tri entre l'obligatoire et le subsidiaire, le superflu, le bénévolat non reconnu et non rémunéré et donc à :

  • s'en tenir à nos obligations (décrets de février 1989 et de septembre 2002), et ne pas aller au-delà des prescriptions,
  • ne jamais proposer ou faire quelque chose à la place d’une personne plus qualifiée,
  • répartir les tâches au sein de l'équipe en conseil des maîtres, c'est l'une de ses prérogatives,
  • savoir mettre en balance certaines réalisations « prestigieuses » pour lesquelles vous pensez qu'on vous admire,
  • accepter que le projet d’école et surtout sa réalisation au cours de l'année soit une œuvre collective de l’équipe enseignante,
  • accepter que certaines choses ne se fassent pas... ou ne se fassent plus lorsque l'implication de l'équipe faiblit ; le directeur n'est pas le palliatif, la solution magique ou le joker des situations régressives ou bloquées,
  • savoir refuser, différer, abandonner, transférer ce qui ne peut pas être pris en charge par l'équipe dans des conditions normales de fonctionnement surtout quand on nous refuse d'aménager et de réduire le temps de travail,
  • faire son travail honnêtement, avec, comme garde-fou, l'espace de sa vie privée, la préservation de son équilibre familial, de sa santé physique et psychique et surtout le plaisir de continuer : un directeur défaillant, malade, dépressif, démissionnaire n'est pas un modèle pour ses trop rares successeurs.

Voici donc quelques exemples... à ne plus suivre :

  • inscrire des élèves pour le compte de la mairie : vous enregistrez... sur le registre après inscription en mairie (Article L 131-5 du Code de l’Éducation). Nota : ce sont les services municipaux, pas vous, qui doivent renseigner la « base élèves » qui sera prochainement étendue à toutes les écoles du territoire !
  • tenir le rôle du trésorier de l'A.S.S ou de l'O.C.C.E : présider, ça suffit !
  • assurer de A à Z la gestion des photos d'école ou des commandes de fin d'année : collecter et vérifier, c'est déjà long,
  • tenir le rôle de gestionnaire de la B.C.D. : contrôler c'est bien !
  • animer des ateliers sur le temps de décharge : faîtes votre métier de Directeur  !
  • se déplacer hors de l'école pour le compte de la mairie, de l'IEN, d'une association : est-ce bien votre mission et avez vous un ordre écrit (vous couvrant en cas d’accident) pour le faire et êtes-vous rémunéré pour le faire ?
  • participer à des réunions Mairie, IEN, synthèse RASED, équipe éducative, Projet d'Accueil Individualisé, P.P.S., P.P.R.E... sans être rémunéré (hors temps scolaire) ou sans être remplacé (en temps scolaire) : est-ce bien honnête vis à vis de vos élèves répartis chez vos collègues ?
  • répondre aux enquêtes diverses n'ayant pas de caractère réglementaire et obligatoire,
  • envoyer les compte-rendu des réunions (C.C., C.M., C.E.) sauf rappel spécifique de l’IEN,
  • accepter de participer à des jurys divers jamais indemnisés,
  • accepter de travailler pour la mairie sans contrepartie financière (cantine, pointage, accueil, étude...)
  • gérer le temps de midi ou celui de l'accueil, c’est se substituer à la mairie (surveillance cantine, coût de l'accueil, qualité des menus...),
  • assurer le remplacement d'un collègue absent sur votre temps de décharge : en feriez-vous autant pour l'agent territorial chargé du ménage, de la cuisine ou des espaces verts, pour l'ATSEM, ou bien encore l'Emploi de Vie Scolaire ?
  • monter des projets (sorties, voyages, spectacles…) à la place des collègues,
  • faire vivre seul des projets collectifs (chorale, projet arts plastiques...),
  • réfléchir, rédiger et mettre en œuvre - seul - le projet d'école ou son actualisation annuelle,
  • corriger, collecter les évaluations C.E2 seul : c’est un travail d'équipe !
  • assurer seul les liaisons maternelle-élémentaire-collège,
  • répondre au téléphone pendant la classe : pensez au répondeur, à l'EVS « direction », à l'ATSEM... et à vos parents d'élèves qui vous reprocheront de délaisser leurs enfants,
  • faire à la place du conseil des maîtres ou du conseil de cycle : il est majeur et maître de ses délibérations, de ses décisions et de son fonctionnement,
  • accepter les entretiens sans rendez-vous, au pied levé, donc sans préparation et sans recul,
  • laisser les parents, des collègues, la municipalité, une association ou encore l'IEN vous prescrire vos actions et vos projets,
  • croire que la disponibilité 24/24 et 7/7 s'applique aux directeurs : cela concerne l'assistance automobile, SOS médecin, le 15, le 17, le 18, le 119 mais pas vous ! ... enfin, pas encore...

Cette liste non exhaustive peut faire l’objet de vos remarques ou de vos propositions qui seront toujours les bienvenues…

De plus, vous pouvez toujours (et en toute légalité) :

  • NE PAS PARTICIPER HORS TEMPS SCOLAIRE
    • réunions et aux convocations (officielles ou déguisées en réunions pédagogiques…) organisées par l'Administration et/ou les municipalités,
    • commissions pour listes d'aptitude ou à tout autre jury d'examen,
    • réunions d'harmonisation d'entrée en 6ème, de C.C.P.E...
  • NE PAS SE DEPLACER HORS TEMPS SCOLAIRE pour aller chercher quelque document que ce soit (livrets d’évaluation, dossiers…) sans obtenir préalablement un ordre de mission et les frais de déplacements afférents…
  • NE PAS ORGANISER quelque réunion que ce soit en dehors de celles faisant partie de nos obligations de service.

    Personne n’oubliera que le SE/UNSA porte seul la responsabilité de l’enterrement actuel du dossier des Directeurs d’école en ayant signé le protocole en toute connivence avec le Ministre Gilles de Robien !

    Le SNE demande la consultation des directeurs d’école sur ce point et exige la réouverture des négociations !

    IL FAUT OBTENIR UN VERITABLE STATUT
    POUR LES DIRECTEURS D’ECOLE

    POUR ABOUTIR, IL FAUT PERSÉVÉRER !

    Les textes :
    Article L131-5 du CODE DE L'EDUCATION
    Décret n° 2002-1164 du 13 septembre 2002 modifiant le décret n° 89-122 du 24 février 1989 relatif aux directeurs d'école
    Publication au JORF du 26 février 1989 - Décret n°89-122 du 24 février 1989 - Décret relatif aux directeurs d'école - R:MENF8900209D - version consolidée au 15 septembre 2002 - version JO initiale

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