
Alternatives à la grève
Syndicat National des Ecoles
ACTIONS POUR l'année scolaire
De nombreux collègues, adhérents ou non nous demandent quoi faire en dehors de perdre de l'argent en cas de grève. Depuis septembre 2003, le SNE propose des actions qui ne coûtent rien, sauf un peu de courage. Ces actions concernent tous les collègues, adjoints ou directeurs.
Adjoints
Agissons et tenons bon !
Jusqu'à maintenant, notre bénévolat servait de « moteur auxiliaire » à l'Education Nationale. Cela se compte en dizaines ou centaines d'heures annuelles, supplémentaires, apparemment utiles mais non reconnues et encore moins rétribuées.
Ce mécanisme gratuit dont profite tout le monde (sauf le dispensateur) est considéré comme un acquis, comme un dû, comme un élément naturel de l'institution, comme un devoir pour les enseignants, presque une obligation morale vis à vis de nos partenaires.
Il est temps en période de restriction de nos revenus et de nos droits à pension de se poser la question : Devons nous continuer à exercer des missions non prévues par les textes pour lesquelles nous ne percevons aucune rétribution ? Le caractère utile et bénéfique de ces missions et de ces actions ne doit pas être un frein à leur remise en cause du moment qu'elles ne sont pas rétribuées.
De nombreux autres exemples vous viendront certainement
à l'esprit, fêtes ou kermesses...
La réponse commune aux questions soulevées
plus haut est claire :
RIEN ! Zéro Euro !
Même si ces pratiques sont usuelles, est-il normal que ce soit le
bénévolat qui réponde à ces "besoins",
à cette "demande sociale" grandissante ?
NON, trois fois NON !
Nous ne devons plus - ou en tout cas de moins en moins
- nous sentir tenus ou obligés, au nom de la tradition, de la coutume
locale, des habitudes, de la gloriole ou des honneurs, de travailler gratuitement
et remplir des missions non prévues dans les instructions officielles,
pour lesquelles nous ne sommes pas rémunérés et qui,
par conséquent, n'ont pas de caractère d'obligation de service.
Chaque activité en dehors de la classe autre que les préparations
et les corrections doit, soit rentrer dans le cadre de la 27ème
heure, soit, si ce cadre ne convient pas, donner droit à des heures
supplémentaires ou à des primes qui pourront d'abord constituer
un revenu normal pour un travail réel et utile et, par conséquent,
ouvrir droit à un calcul pour la retraite.
Ainsi se dessinerait la frontière entre l'activité professionnelle
et le bénévolat gracieusement offert à nos concitoyens.
Inversons la logique de notre réflexion.
Mettons les partenaires et les décideurs face a leurs responsabilités.
Montrons à tous les partenaires de l'école
que nous sommes déterminés
Faisons grève "à l'envers" !
et, au lieu de perdre du salaire pour ''service non fait'', évitons
d'effectuer des "services non rémunérés"
considérés comme non obligatoires, hors du service, non
rétribués et donc sans possibilité d'améliorer
nos revenus et le montant de nos pensions de retraite.
Jean-Marc DEVÔGE
Secrétaire Général du SNE-CSEN
Directeurs (faire, ne plus faire !)