
QUI est le S.N.E. ? Quel est son projet ?
Un syndicat résolument attaché à son
indépendance pour mieux défendre les personnels de l'Education Nationale
du 1er degré ainsi que leurs statuts.
Le S.N.E. est fondé sur le principe de l'indépendance absolue à l'égard
des formations politiques, des confessions religieuses, des sectes philosophiques.
Le S.N.E. se veut un partenaire social exigeant mais loyal, ni complaisant,
ni opposant systématique à l'égard des gouvernements quels qu'ils soient.
Les adhérents du S.N.E., ses militants et ses
responsables sont unis par la volonté de promouvoir
UNE AUTRE FORME DE SYNDICALISME qui s'occupe :
Le S.N.E. s'interdit de s'immiscer dans les questions
spécifiquement du ressort des partis politiques.
Sa mission : défendre les intérêts moraux et matériels des personnels,
au titre individuel comme au titre collectif, devant l'opinion, les responsables
hiérarchiques et les pouvoirs publics.
Un autre syndicalisme
Le S.N.E., FORCE DE PROPOSITION,
prend une part active à la réflexion menée dans les Tables Rondes et groupes
de travail mis en place par le Ministère.
Le Syndicat National des Ecoles S.N.E. / C.S.E.N.
veut une école publique, laïque, de qualité, recentrée sur sa principale
mission "enseigner".
Plutôt que 80% d'élèves d'une classe d'âge au baccalauréat, le S.N.E.
souhaite que l'école soit capable de développer chez chaque enfant 100%
de ses potentialités. Pour cela le S.N.E. préconise
la diversification des parcours de formation afin de donner aux jeunes
de réelles chances d'insertion dans la vie active, sociale et professionnelle.
Des idées sur l'école, mais surtout pas d'idéologie !
Avec le S.N.E., restons Maîtres à l'Ecole
Génèse du Syndicat National des Ecoles
HISTORIQUE DU SNE
Après l’éclatement de l’île de France (1964), le rétrécissement à la seule ville de PARIS de l’ex-département de la SEINE et la disparition de la SEINE et OISE, la création de nouveaux départements (95, 78, 91 et les villes nouvelles, etc., les directeurs ex-Seine qui bénéficiaient de décharges totales : (décharges administratives normales + décharges communales) furent alignés sur leurs collègues des autres départements. Seuls les directeurs de Paris conservèrent leurs « avantages », notamment en termes de décharges.
Devant le refus des gouvernements de l’époque d’autoriser les communes à payer des décharges communales (le SNI-PEGC de l’époque était également contre par « souci d’équité avec les collègues de province », des associations de directeurs furent créées puisque LE SYNDICAT ne voulait pas les défendre : la plus importante (A.D.E.C.E.) fut reçue à de nombreuses reprises mais n’obtenait qu’une écoute polie: seul LE SYNDICAT était entendu.
Quand PARIS devint Ville et département (CHIRAC élu Maire en 1977), les directeurs de PARIS prirent peur d’être également alignés sur la Province et tinrent de nombreuses réunions de plus en plus ouvertes sur la couronne parisienne. Devant l’inefficacité (de par leurs statuts) des associations et l’hostilité du SNI-PEGC, les années suivantes, à faire avancer le dossier, c’est au cours d’une de ces réunions que fut décidée la création d’un syndicat de directeurs. Celui-ci vit le jour officiellement en 1981 sous le nom de SNADE. (Syndicat National Autonome des Directeurs d’Ecole). Il lui fallut plusieurs années pour se structurer en sections départementales et le SNADE présenta ses premiers candidats aux élections professionnelles de 1984. Tous ses adhérents fondateurs étaient issus du SNI-PEGC dont ils furent évidemment aussitôt exclus.
En 1986, l'USNEF, Union Syndicale Nationale
des Enseignants de France (créée en 1963 déjà
par des dissidents du SNI/PEGC mécontents de ses prises de positions
politiques), et le SNADE, constatant de nombreuses convergences
d’idées notamment sur la direction d’école,
décident de fusionner.
Dès cette même année, l'USNEF/SNADE adhère
à la CSEN (Confédération Syndicale de l'Education
Nationale) créée 2 ans auparavant.
En 1987, à la suite de la création du statut des Maîtres Directeurs, des Commissions Consultatives Académiques et Départementales ont été créées (CCPA et CCPD). L’USNEF/SNADE a présenté des listes dans pratiquement toutes les académies. Ces élections, où ne votaient QUE les directeurs d’école, ont vu apparaître une grande avancée de notre syndicat (qui, parfois, avait plus de suffrages que le SNI-PEGC, au grand dam de celui-ci). Le premier cadeau au SNI-PEGC par Lionel Jospin à son arrivée au Ministère de l’Education Nationale, a été d’abroger le fameux décret… (la conséquence les directeurs la connaissent aujourd'hui !)
En 1989, l'USNEF/SNADE devient le SNE, Syndicat National des Ecoles.
En juillet 1990, le SNE rejoint la CFE/CGC.
Au fil du temps, les positions prises par la CFE/CGC concernant entre autres, l'école privée, l'alignement des retraites des fonctionnaires sur celles du secteur privé, étaient en totale opposition avec les idées du SNE. Comme on essayait de lui imposer la "pensée confédérale", alors qu’il était profondément attaché à sa liberté de pensée et à son indépendance, le SNE, refusant le diktat de la CFE/CGC, quittait celle-ci lors du congrès extraordinaire de mars 1999, (décision prise par 95% des suffrages), pour retourner au sein de la CSEN dont il est aujourd'hui le syndicat du 1er degré.